Nous l’avons déjà évoqué, il y a dans le milieu de l’Urbex des spots qui représentent une véritable quête. Lors de notre précédent trip en Belgique nous avions visité le Château de Miranda, que nous admirions depuis longtemps sur les blogs d’autres passionnés. Aujourd’hui nous sommes devant un autre monument de l’urbex, HH3.
Cette ancienne clinique fait partie d’une série que les initiés appellent les « Howling Hospitals ». Il s’agit d’une clinique installée dans un château construit au début du XXe siècle, lui même sur les ruines d’un château plus ancien. La clinique a ouvert ses portes dans les années 50 et comportait une aile de psychiatrie, qui lui vaut son statut de HH. Les derniers patients ont quitté la clinique à la fin des années 90 et depuis le château ainsi que les bâtiments plus récents qui sont autour sont vides. Une partie du domaine a été vendue à des promoteurs qui ont construit des résidences dessus.
De ce fait, à l’approche des façades de l’hôpital, nous sommes confrontés à une circulation assez peu habituelle pour un lieu abandonné. Nous prenons le même chemin que les riverains pour trouver notre accès, conscients que notre matériel nous rend facilement repérables. Heureusement nous ne mettons pas longtemps à trouver la faille parmi les portes et fenêtres qui semblent pourtant avoir été bien refermées.
Nous entrons par une cage d’escalier et arrivons directement dans un environnement que nous connaissons bien, un grand couloir d’hôpital. A la différence de la plupart des hôpitaux que nous avons visités en France, celui-ci est peu dégradé. Il reste des lampes de chirurgie, des fauteuils de dentiste, de vieux charriots roulants et une foule de détails qui nous émerveillent. Seule une pièce a été détruite partiellement par un feu. Nous apprendrons plus tard que la veille de notre passage, des squatteurs ont mis le feu par accident et ont été évacués par la police.
Notre visite se conclut par une rencontre bien sympathique, au moment de ressortir par notre cage d’escalier nous entendons des voix derrière la fenêtre, puis une tête passe la fenêtre et nous avons une petite montée d’adrénaline avant de voir un appareil photo… C’est un groupe de cinq explorateurs venus des quatre coins de l’Europe pour visiter eux aussi HH3. Nous entamons la discussion et échangeons nos adresses mails avant de repartir vers d’autres spots…
Retrouvez les photos dans la galerie de HH3.
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La suite de notre périple en Belgique nous amène à visiter ce monstre d’acier que l’on voit s’élever au loin dans ce paysage si plat. Nous sommes au portes d’une centrale thermique construite au début du XXe siècle et dont une partie est toujours en activité. Dans les années 60 cette centrale était un élément important du bassin industriel. Elle était alimentée en charbon grâce au port industriel tout proche. Aujourd’hui la vieille cheminée qui ne sert plus s’élève au dessus d’une construction plus récente et plus petite, qui alimente en électricité les industries encore en activité.
L’accès n’est pas très compliqué mais nous avons bien fait de choisir de visiter ce spot un dimanche: en semaine il doit y avoir beaucoup de passage sur la route qui longe le terrain, sans parler des employés de la centrale. Nous pénétrons dans le plus petit bâtiment via le sous-sol. Le site est riche en détails et nous sortons rapidement les appareils photos. Au détour d’une fenêtre, nous apercevons d’autres explorateurs dans la cour en contre-bas. Il faudra être attentif, une nouvelle fois nous ne sommes pas seuls pour cette visite.
Après avoir épluché méthodiquement les pièces de ce premier bâtiment nous ne résistons pas à l’attrait du second. Nous traversons la cour rapidement et entrons dans le cœur de la centrale. Au-dessus de notre tête se trouvent des centaines de tonnes de métal. Le spectacle est à la hauteur de ce que nous espérions, mais nous devons rester vigilants, ce genre de site comporte pas mal de pièges. Les plateformes en métal qui ne sont plus entretenues peuvent être rouillées et lâcher sans prévenir. Avant d’entrer nous avons mis nos casques et nous avons même sorti les harnais de sécurité.
Après avoir parcouru quelques plateformes, nous arrivons dans l’immense hangar qui abrite les deux énormes génératrices. Au bout de ce bâtiment nous trouvons le poste de commande: une salle impressionnante remplie de cadrans et d’instruments.
Nous avons maintenant devant nous la cheminée qui se dresse à plus de 130 mètres de haut. Impossible de résister, après avoir fait un tour d’inspection et nous être attachés, nous attaquons l’ascension. Une ascension longue et délicate, les barreaux sont inégaux et anciens. La longe de sécurité nous oblige à multiplier les opérations pour rester attachés quoi qu’il arrive. Une fois là-haut c’est une vue sur tout le bassin qui s’offre à nous. Mais le spectacle est de courte durée, nous sommes trop visibles et devons redescendre.
Comme sur chacune des friches que nous avons visitées depuis le début de notre trip nous serions bien restés quelques heures de plus, mais nous devons partir, d’autres visites nous attendent.
Retrouvez les photos dans la galerie de Ecvb.
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