Nous sommes au troisième jour de notre "Italian Winter Camp 2011" et la fatigue commence à se faire sentir. Pourtant ce matin, pas question de faire la grasse matinée. Le réveil a sonné une heure plus tôt que d’habitude et nous sommes en route pour "LE" spot de notre voyage. Nous partons visiter Black Turbines.
Comme les jours précédents, le brouillard a envahi la plaine italienne. Mais ce matin il semble un peu plus persistant que d’habitude. Ce n’est pas pour nous déplaire, notre entrée en sera certainement facilitée. En arrivant sur le secteur, nous distinguons facilement les hautes cheminées qui surplombent l’immense site industriel. Nous remarquons également que les portails d’entrée font face à des habitations et qu’il y a beaucoup de passage. Il va falloir trouver une autre solution pour entrer. Même si ce site est attrayant, pas question d’écourter le voyage en se faisant appréhender. C’est à pieds que nous terminons notre repérage et un accès s’offre rapidement à nous. Sans hésiter, nous plongeons dans la végétation pour nous mettre à l’abri. L’accès débouche sur une ruelle interne, déserte, et on sent bien là que les lieux ont été abandonnés depuis longtemps. Il y a quelques tags sur les murs, mais nous ne nous attardons pas à les regarder, notre objectif est plus loin.
Cet objectif, nous allons chercher longtemps le moyen d’y accéder… Nous resterons volontairement discrets sur l’histoire de cette usine, mais nous savons qu’elle était alimentée par une centrale hydraulique implantée au cœur du site. C’est cette partie là que nous voulons voir. Le bâtiment est bien fermé et des panneaux de mise sous alarme nous freinent dans notre élan. Nous cherchons donc un autre accès par le lit de la rivière, pensant remonter par les turbines, sans succès ; Puis par les cotés surplombant l’eau, sans succès. Nous passons ensuite plus de deux heures à chercher un souterrain dont nous avons vu qu’il menait à l’intérieur. Mais nous ne le trouvons pas.
Exténués nous décidons alors de visiter le reste des bâtiments, le temps de récupérer un peu et de trouver une idée. C’était sans doute la meilleure chose à faire, puisque de retour devant la centrale, nous trouvons un accès. Nous entrons dans la partie tant attendue avec un petit pincement au cœur. Les turbines sont là, aussi belles que nous les imaginions, surplombées par leur vieux pupitre de contrôle. Notre émerveillement sera pourtant de très courte durée, en entrant nous avons déclenché une alarme qui se met à sonner après quelques minutes. Nous ressortons rapidement et repartons en direction de la voiture. Nous sommes épuisés par les recherches que nous avons menées, il fait froid et nos sacs sont lourds. Pourtant il faut arriver à la voiture avant que quelqu’un ne vienne.
Étrangement le retour à la voiture se fait sans encombre, et sans croiser personne. Nous prenons la route du spot suivant avec une certaine amertume, mais au moins ce spot là restera en bon état.
Retrouvez les photos dans la galerie de Black Turbines.







