Vacances d’été obligent, nous n’avons pas été très actifs depuis plusieurs semaines. Pour nous remettre à la tâche après ce repos bien mérité, nous avons choisi de poursuivre l’exploration d’un ancien bassin industriel. Après un premier échec face à une usine démolie pour laisser la place à des habitations, nous voilà maintenant devant une ancienne aciérie.
Nous reprenons rapidement nos vieux réflexes et arrivons discrètement devant le grand bâtiment. Le portail n’oppose aucune résistance, en quelques secondes nous sommes à l’intérieur. L’aciérie a été vidée de tout ce qui avait de la valeur, mais le portail grand ouvert laisse passer les rayons du soleil levant et nous offre un spectacle magnifique. Nous avions presque oublié comme une fiche industrielle peut être belle quand la lumière décide de jouer avec les détails.
Il ne reste que quelques éléments de l’activité historique des lieux. Les fours ont été dépouillés de leur brûleurs et de leurs vérins, les portes sont posées au sol.
Il ne faut pas longtemps avant que nous apercevions les ponts roulants surplombés par de grosses cabines oranges. Ne pouvant résister à cet appel, nous escaladons la charpente pour prendre un peu de hauteur. Depuis le poste de pilotage le bâtiment nous paraît encore plus grand. Et pourtant, du complexe construit au XXème siècle il ne reste que ce bâtiment là, qui n’était pas le plus grand. Les autres bâtiment ont été rasés, à leur place se trouvent aujourd’hui des bureaux et des commerces. L’avenir de ce que l’on appelait « la moyenne forge » est incertain, son architecture mériterait d’être épargnée, mais la pression foncière risque de l’emporter.
Nous terminons notre visite par les anciens vestiaires où il ne reste plus aucune trace de vie. Nous quittons ce hangar, heureux de cette découverte qui nous annonce une bonne rentrée placée sous le signe de l’exploration.
Retrouvez les photos dans la galerie de l’Aciérie V.
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Une salle sombre et dépourvue de tout objet superflu, des évacuations au sol pour permettre un nettoyage facile, des crochets pendus au plafond que l’on distingue dans la pénombre, et de nombreux couteaux et hachoirs.
Nous sommes dans un abattoir abandonné, et nous nous apprêtons à faire une visite peu commune.
L’urbex nous amène parfois à visiter des endroits insolites, c’est le cas ce matin. C’est la première fois que nous pénétrons sur ce genre de spot. L’entrée en matière est assez franche puisque nous arrivons directement sur ce qui semble être la salle de découpe. Les scies électriques sont encore en place, au dessus des tables de découpe. Cet abattoir n’est pas très grand, mais il devait tout de même voir défiler un grand nombre de bêtes.
La salle dans laquelle nous nous trouvons est entourée de frigos de tailles différentes, mais ils ont tous un point commun, ils semblent récents, comme le matériel qui est resté sur place. Un instant nous nous demandons si l’abattoir est bien abandonné, ou juste fermé pour congés annuels…
Nous nous dirigeons alors vers les bureaux à la recherche d’indices. Les informations les plus utiles sont souvent les agendas et les calendriers, ceux-ci nous donnent d’ailleurs une idée précise sur la date de fermeture ; nous trouvons deux calendriers de 2009 qui portent des annotations au stylo sur certains jours, et un calendrier de 2010, vierge. Nous en concluons que l’abattoir était déjà fermé en 2010.
Après un rapide coup d’œil sur les registres encore présents dans le bureau, nous traversons les vestiaires pour nous rendre dans le parc à bestiaux.
C’est tout le cheminement des animaux que nous effectuons, à l’envers. Le parc est de petite taille et les compartiments sont étroits, ces constatations nous conduisent à penser que cet abattoir découpait des porcs. En inspectant les extérieurs puis les autres bâtiments, nous remarquons un complexe beaucoup plus gros de l’autre côté de la route. Des camions à bestiaux entrent et sortent sans arrêt, nous nous permettons donc d’imaginer que c’est le nouvel abattoir et que le premier a été fermé, faute de capacité.
Un rapide coup d’œil aux deux petites maisons qui sont à l’entrée du parking et qui devaient abriter le gardien ou les dirigeants, puis nous reprenons la direction de la voiture. Nous sommes trop visibles à l’extérieur et nous ne voulons pas attirer les curieux, nous repartons donc vers d’autres visites.
Retrouvez les photos dans la galerie de L’Abattoir.
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