Urbex à Lyon et alentours

Palazzo C

Sur le terrain, nous passons souvent du temps à chercher les endroits que nous visitons, même quand nous avons une localisation précise. Aujourd’hui ce n’est pas le cas. Nous sommes à plusieurs centaines de mètres de notre adresse de destination et déjà une des tours de notre objectif s’élève au-dessus des arbres. Ce matin nous visitons un château fort abandonné dans la campagne Italienne.

Palazzo C             Palazzo C

La première vue sur l’entrée principale donne le ton. Un fossé entoure le château et l’accès se fait par un pont levis. Nous approchons du pont pour constater que l’entrée est fermée hermétiquement. Nous allons devoir trouver une autre solution. Heureusement le bois qui encercle le parc nous protège des regards des riverains. Pour une fois, nous pouvons prendre notre temps pour réfléchir à la meilleure méthode. Dix minutes plus tard et au prix de quelques contorsions, nous sommes dedans. Nous constatons immédiatement le caractère défensif du château. Des meurtrières sont disposées au dessus des fossés, sans doute pour pouvoir achever les assaillants qui s’y seraient risqués.

Heureusement pour nous, les guerres sont finies et nous commençons notre visite en toute tranquillité. Pour une fois nous ne sommes pas inquiets sur l’éventuelle présence d’un gardien, il est clair qu’il n’y en a pas. Vu la difficulté d’accès nous sommes très certainement les seuls à faire la visite aujourd’hui. Rapidement nous sommes frappés par la beauté des pièces que nous découvrons. La plupart sont peintes et nous avons mal aux cervicales à force d’admirer les plafonds. Il est maintenant certain que ce Château a eu une seconde vie et qu’il a servi de résidence raffinée après sa vocation défensive.

Palazzo C             Palazzo C

Nous nous promenons dans les couloirs et les escaliers du château et nous nous rendons compte qu’il y a une pièce au moins que nous n’avons pas visitée, mais nous n’en trouvons pas l’accès. Nous commençons donc une recherche minutieuse pour la trouver. Après un long moment nous sommes devant une porte bien fermée qui est, à priori, le seul accès à cette petite partie du bâtiment. Un trou à l’étage nous a permis d’avoir un aperçu à travers le plancher. Il semble qu’il n’y ait rien de spécial dans cette pièce, mais nous aurions aimé vérifier. Notre éthique nous empêchant de casser quoi que ce soit, nous nous résignons, pour une fois nous ne visiterons pas l’intégralité d’un spot.

Nous remontons dans les étages pour regagner les tours, de là-haut nous apercevons un autre château, encore occupé, qui est la réplique de celui dans lequel nous nous trouvons. Au loin le soleil illumine les Alpes enneigées. Nous restons un moment à contempler la vue, mais l’heure tourne, il est temps de regagner la voiture, d’autres visites nous attendent…

Retrouvez les photos dans la galerie du Palazzo C.

Chiesa Di San G.

Une adresse imprécise, voilà ce que nous avons pour aborder la première visite de cette seconde journée de notre Italian Winter Camp 2011. Le GPS nous a mené jusqu’à une zone industrielle, mais manifestement ce n’est pas ce que nous cherchons. Ce n’est que quelques détours plus tard que nous la trouvons enfin. Ce matin nous visitons une chapelle abandonnée.

Notre chapelle est en bordure d’une route très passante. En faisant le tour à pieds nous constatons qu’à l’arrière du terrain l’herbe est fraichement tondue et la balançoire semble toute neuve. Nous décidons de ne pas trainer, nous aimons les rencontres mais pas dans ces conditions. Nous envisageons toutes les solutions pour entrer le plus rapidement possible. Une voie souterraine, une voie aérienne, à priori l’accès est délicat. Finalement nous choisirons une autre manière, mais ne nous en voulez pas, nous la garderons pour nous.

Chiesa Di San G.             Chiesa Di San G.

Nous arrivons dans le cœur de la chapelle par un petit balconnet qui la surplombe. De là où nous sommes, nous en avons une vue générale. Le sol est intégralement recouvert d’excréments de pigeons. Le spectacle est désolant et nous prenons conscience d’un certain danger. Un rapide coup d’œil vers le toit nous indique qu’il vient pourtant d’être refait. Il a du être ouvert pendant une longue période avant ça. Nous descendons dans le cœur par une échelle d’époque, mal calée, peu sûre… autant dire que nous ne sommes pas fiers. Les cordes sont restées dans la voiture et nous n’avons rien pour nous assurer. D’ailleurs, le trépied de Seth sera victime d’une chute… heureusement sans grande conséquence.

Notre seule idée à présent c’est de rejoindre le clocher pour aller faire une vérification d’usage. A notre grand bonheur nous constatons que la cloche est toujours là. L’atmosphère est particulière dans cette chapelle, et sans nous en rendre compte, nous évoluons avec encore plus de précautions et de silence que d’habitude. C’est sans doute lié au côté sacré des lieux, comme si nous allions croiser des fidèles au détour d’un pilier.

Retrouvez les photos dans la galerie de la Chiesa Di San G.